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04/09/2013

Le Syngnathe : le petit cousin de l'Hippocampe

syngnathe, hippocampe, thau, bouzigues, mèze, sète, La famille des Syngnathidae regroupe des poissons osseux parmi lesquels on retrouve les Hippocampes et les 14 espèces de Syngnathes. Ils s’apparentent par leur morphologie, leur mode de reproduction (incubation par le mâle), mais aussi pour une bonne part par leur mode de vie.

Moins connu que leurs cousins, quatre espèces de Syngnathes vivent dans les eaux de l'étang de Thau : le Syngnathe à museau long (Syngnathus tenuirostris), le Syngnathe nageur (Syngnathus taenionotus), le Syngnathe de lagune (Syngnathus abaster) et le Syngnathe fil de fer (Nerophis ophidion).

Le syngnathe a un camouflage remarquable qui est assorti avec son milieu constitué de posidonies, de zostères et de fond sablo-vaseux. Il est donc souvent difficile à apercevoir car ils nagent lentement par ondulations de la nageoire dorsale et des ondulations du corps. Cette grâce conjuguée à son camouflage le rend furtif mais lorsqu'il est repéré il est malheureusement facile à attraper. 

 "Le Syngnathe se nourrit de petits invertébrés (crevettes) ou de petits alevins de poissons; sa bouche est petite, dépourvue de dents et son museau fonctionne comme une pipette". 

Tout comme l'hippocampe, après la parade nuptiale ils s'accouplent et la femelle dépose alors les ovules dans la poche ventrale du mâle qui les fécondent au passage. Ainsi formés les œufs sont incubés jusqu'au terme de la gestation où le mâle rejette des petits alevins complètement formés.  

Grâce aux informations publiées par "Hippo Thau" nous pouvons rappeler les différentes caractéristiques des espèces identifiées dans le bassin de Thau :

- Syngnathe de lagune - Syngnathus abaster

Museau droit relativement court (environ la moitié de la longueur de la tête). Taille : 12-15 cm. Coloration brune à verte ; des stries verticales claires chez les femelles adultes. Garde souvent la queue au contact du fond ; rarement à découvert. Espèce très littorale en général

- Syngnathe nageur - Syngnathus taenionotus

Museau droit, comprimé latéralement, 7 fois plus long que haut. Taille : 20-25 cm. Coloration très variable, beige, brune, parfois vert vif. Nage en permanence, le corps horizontal, parfois vertical le long des feuilles de zostères.

- Syngnathe à museau long - Syngnathus tenuirostris

Museau très long (7 à 9 fois plus long que haut). Une bosse sur la nuque, la tête formant un angle avec le corps. Taille : 30-39 cm. Grandes zones sombres alternées avec des anneaux plus clairs, mais dessins parfois peu discernable. Toujours au contact du fond.

Syngnathe fil de fer - Nerophis ophidion

Corps extrêmement filiforme, dont l’arrière se tortille autour des feuilles de zostère. Museau droit. Taille : 20-25 cm. Coloration verte, plus ou moins franche. Lignes contrastées sur la tête des femelles. Toujours caché dans les herbiers.

 

Vous l'avez compris ce poisson est un animal plutôt sympathique qu'il vaut mieux laisser tranquille

25/05/2012

Plan B pour un pacte écologique mondial

Lester Brown, Nicolas Hulot, le plan B, écologie, civilisation, environnement, pollution, croissance, humanité, espoir, sinaué, développement durable

Tous les jours la presse nous livre sa récolte d’informations qui en fonction de nos sensibilités respectives nous indiffère, interpelle, choque voir nous indigne. Une fois l’émotion et l’intérêt passés le sujet est peu à peu oublié pour être remplacé par le suivant. Paradoxalement, dans notre monde globalisé et sur médiatisé, il est rare qu’une information soit traitée en tenant compte de l’ensemble des interactions qu’engendrent  les activités humaines passées, actuelles voire futures.

 Mais une question mérite d’être posée : y a-t-il systématiquement un lien entre le réchauffement climatique, la consommation des ménages, les problèmes liés à l’agriculture, l’épuisement et  le coût des matières premières, l’explosion démographique, la baisse des réserves d’eau potable, la production d’énergie, l’accès à l’éducation, la gestion des nouvelles  pandémies, la disparition de la biodiversité, les conflits et le terrorisme, l’immigration illégale, l’avancée des déserts, l’impact des pollutions chimiques… ?  Pour répondre à cette question il est nécessaire de prendre du recul  afin de ne pas plonger dans une logique paranoïaque où par raccourcis et sophisme nous serions tentés de dresser un tableau bien sombre de l’avenir de notre monde.

Se voiler la face serait également une erreur. Sinaué, recommande donc de lire le livre d’un des maitres de l’écologie américaine, Lester Brown,  intitulé « le plan B » (Hachette Littérature). Ce document, préfacé par Nicolas Hulot,  liste de manière rigoureuse, méthodique et documenté tous les excès de notre civilisation et leurs conséquences sur notre maison commune : la Terre. Si nous ne prenons pas des mesures nouvelles pour changer notre modèle de vie, notre civilisation finira  comme celle des mayas, des Rapa Nui (habitants de l’île de pâques) ou bien encore des Sumériens… Après ce constat, Lester Brown propose en seconde partie de cet opus éponyme un plan B qui constitue une base de réflexions pour pacte écologique mondial… Donc un espoir…

 Bonne lecture et bonnes réflexions…