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11/12/2013

Thau Thèmes et la mémoire de Thau

étang de Thau Thau Thèmes est une association qui a pour objet la valorisation de l’étang de Thau en s’appuyant sur son histoire, ses hommes et son environnement. L'ambition de cette association et de créer un fonds documentaire basé sur données orales, écrites, photographiques, filmées et numérisées. Les membres de l'équipe de Thau Thèmes collectent donc tous ces documents, les numérisent et les restituent à leur propriétaire une fois l'archivage réalisé. Des dons documentaires peuvent être également effectués. A terme, ce fonds documentaire sera mis à la disposition du Musée de l’étang de Thau  et viendra ainsi compléter la réserve documentaire existante. 

Alors si vous possédez des documents anciens (vieille photos, documents relatifs à la tempête de 1982, les usines du XIXème et XXème siècle, la pêche, les mas...) n'hésitez pas à prendre contact avec l'équipe de Thau Thèmes : par mail thau.themes@gmail.com ou au 06 14 87 68 87.

facebook : Thau-Thèmes


04/09/2013

Le Syngnathe : le petit cousin de l'Hippocampe

syngnathe, hippocampe, thau, bouzigues, mèze, sète, La famille des Syngnathidae regroupe des poissons osseux parmi lesquels on retrouve les Hippocampes et les 14 espèces de Syngnathes. Ils s’apparentent par leur morphologie, leur mode de reproduction (incubation par le mâle), mais aussi pour une bonne part par leur mode de vie.

Moins connu que leurs cousins, quatre espèces de Syngnathes vivent dans les eaux de l'étang de Thau : le Syngnathe à museau long (Syngnathus tenuirostris), le Syngnathe nageur (Syngnathus taenionotus), le Syngnathe de lagune (Syngnathus abaster) et le Syngnathe fil de fer (Nerophis ophidion).

Le syngnathe a un camouflage remarquable qui est assorti avec son milieu constitué de posidonies, de zostères et de fond sablo-vaseux. Il est donc souvent difficile à apercevoir car ils nagent lentement par ondulations de la nageoire dorsale et des ondulations du corps. Cette grâce conjuguée à son camouflage le rend furtif mais lorsqu'il est repéré il est malheureusement facile à attraper. 

 "Le Syngnathe se nourrit de petits invertébrés (crevettes) ou de petits alevins de poissons; sa bouche est petite, dépourvue de dents et son museau fonctionne comme une pipette". 

Tout comme l'hippocampe, après la parade nuptiale ils s'accouplent et la femelle dépose alors les ovules dans la poche ventrale du mâle qui les fécondent au passage. Ainsi formés les œufs sont incubés jusqu'au terme de la gestation où le mâle rejette des petits alevins complètement formés.  

Grâce aux informations publiées par "Hippo Thau" nous pouvons rappeler les différentes caractéristiques des espèces identifiées dans le bassin de Thau :

- Syngnathe de lagune - Syngnathus abaster

Museau droit relativement court (environ la moitié de la longueur de la tête). Taille : 12-15 cm. Coloration brune à verte ; des stries verticales claires chez les femelles adultes. Garde souvent la queue au contact du fond ; rarement à découvert. Espèce très littorale en général

- Syngnathe nageur - Syngnathus taenionotus

Museau droit, comprimé latéralement, 7 fois plus long que haut. Taille : 20-25 cm. Coloration très variable, beige, brune, parfois vert vif. Nage en permanence, le corps horizontal, parfois vertical le long des feuilles de zostères.

- Syngnathe à museau long - Syngnathus tenuirostris

Museau très long (7 à 9 fois plus long que haut). Une bosse sur la nuque, la tête formant un angle avec le corps. Taille : 30-39 cm. Grandes zones sombres alternées avec des anneaux plus clairs, mais dessins parfois peu discernable. Toujours au contact du fond.

Syngnathe fil de fer - Nerophis ophidion

Corps extrêmement filiforme, dont l’arrière se tortille autour des feuilles de zostère. Museau droit. Taille : 20-25 cm. Coloration verte, plus ou moins franche. Lignes contrastées sur la tête des femelles. Toujours caché dans les herbiers.

 

Vous l'avez compris ce poisson est un animal plutôt sympathique qu'il vaut mieux laisser tranquille

13/07/2013

L'hippocampe a trouvé son refuge : l'étang de Thau

hippocampe, thau, bouzigues, sinaué, mèze, sèteL’étang de Thau abrite une zostère particulièrement riche en comparaison au désert des côtes sableuses de sa voisine et grande sœur : la Méditerranée.  Blottie dans ses herbiers et ses enrochements, une faune riche et variée s’est développée. Parmi ces habitants, on trouve une des plus fortes concentrations d’hippocampes d’Europe. Deux espèces sont identifiées dans les eaux de Thau : l’hippocampe a museau court  et le moucheté. Ce poisson à tête de cheval qui mesure de 10 à 16 cm, peut se rencontrer tant dans les parcs à huîtres que dans les algues présentes à faible profondeur. L’hippocampe ne se déplace pas très vite c’est ce qui le rend vulnérable aux éventuels collectionneurs de souvenirs qui oublient qu’il est protégé ! Néanmoins, au cours d’une seule journée,  il peut parcourir jusqu’à 4 kilomètres.

 

 Au début de l’été, lorsque les mâles ont accouché,  l’étang de Thau se transforme en nurserie où les petits hippocampes tentent de grandir… pendant leur croissance, ils sont la proie des seiches, des anémones et des poissons carnassiers. On estime sa durée de vie à 4 ans